Prêt épargne logement

Les prêts épargne logement

Les prêts épargne logement sont constitués de deux prêts distincts, quoique très ressemblants ; le PEL et le CEL. Ces deux produits sont à la fois des plans d’épargne et des prêts pouvant servir à un plan de financement immobilier. Leur but avoué est d’encourager l’épargne des Français dans le but d’une acquisition de résidence principale.

Les caractéristiques du PEL

Si de nombreuses banques peuvent soumettre un plan épargne logement à leurs clients, ce n’est pas le cas de toutes, et notamment des banques en ligne. En effet, le système est assez complexe, et même assez lourd du point du vue administratif. On peut comprendre l’engouement des Français pour des épargnes de ce type, bien que leur utilisation en période de taux historiquement très bas devienne moins intéressante, du mois du point de vue du prêt. 

La première chose à savoir sur le PEL, c’est que votre épargne reste bloquée pendant une durée minimale de 4 ans. Les sommes sont toujours déblocables, bien sûr, mais si vous le faites avant la période des 4 premières années, vous en perdrez tout le bénéfice et devrez payer des pénalités. Autre aspect de la rigidité d’un PEL ; la mise de départ est de 225 € minimum, et le plan doit être provisionné d’un minimum de 540 € tous les ans. Si vous omettiez d’effectuer vos virements, votre PEL serait tout simplement bloqué.

Au rang des avantages, on retient surtout le taux de rémunération du PEL, à 2 % bruts (1,69 % nets, une fois les prélèvements sociaux effectués), ainsi que le plafond d’épargne de 61 200 €, hors capitalisation des intérêts. De plus, pour tous les PEL souscrits avant 2011, il n’existe pas de durée maximale sur le placement. Pour tous les autres, une durée plafond a été fixée à 15 ans. Au-delà, il deviendra tout simplement un livret. Autre détail, les versements sur le plan épargne logement sont impossibles à compter de la dixième année. Et tout épargnant ne peut posséder qu’un seul PEL à son nom. Voilà pour la partie épargne.

Ensuite, le principe du PEL, c’est qu’il ouvre des droits à un prêt épargne logement, exclusivement réservé à l’acquisition d’une résidence principale. Dans le cadre de cette utilisation, l’état bonifie le taux d’épargne de 1 % supplémentaire (plafonné à 1 000 €, voire 1 525 € pour les PEL ouverts après 2002 et dans le cadre d’une résidence respectant les normes établies de développement durable) et permet l’emprunt à un taux bonifié. Ce taux est connu dès la souscription. Pour le reste, plus vous déposerez d’argent sur votre PEL, et plus vous aurez droit à un montant de prêt élevé (jusqu’à 92 000 €) et à une durée longue.

Et si vous souhaitez calculer le taux de votre futur prêt, c’est très simple. Ajoutez 1,7 (1,2 depuis le 1er janvier 2015) à votre taux de rémunération, et vous obtenez le taux de votre future prêt épargne logement. Aujourd’hui, le taux de rémunération est de 2 % bruts. Donc, le taux de votre futur prêt sera de 3,2 %.

Les caractéristiques du CEL

Dans le principe, le compte épargne logement est construit sur la même logique que le PEL. Malgré tout, il est moins rigide et moins contraignant. Le seuil d’épargne annuelle n’est que de 75 €, pour une mise départ de 300 € et une durée de blocage de seulement 18 mois. De plus, l’épargne est entièrement disponible, et elle peut donc être retirée sans pénalités à verser. Toutefois, vous ne pourrez y placer que 15 300 € (toujours hors capitalisation des intérêts) à un taux équivalent aux deux tiers de celui du livret A, soit 0,50 % aujourd’hui. Et ce taux est un taux brut.

A l’instar du PEL, le CEL ouvre des droits à prêt complémentaire immobilier. Et ce prêt est utilisable pour la résidence principale, ainsi que pour les résidences secondaires depuis mars 2011. La prime de l’état est ici de la moitié du taux de rémunération, soit 0,25 %. 

En ce qui concerne l’emprunt à proprement parler, il ne peut dépasser une enveloppe de 23 000 €. Mais s’il est cumulé avec le PEL, l’addition des deux ne peut être supérieure au maximum empruntable du PEL, soit 92 000 €. Toutefois, le mode de calcul permettant de connaître le taux d’emprunt sur un CEL est très complexe, puisque les dates de référence ne sont pas les mêmes. En bref, ces mécanismes complexes demanderaient des développements plus importants. Mais ce qu’il faut retenir, c’est l’effort d’épargne qui permet avant tout de séduire un établissement bancaire plus facilement au moment d’emprunter.

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